L'essentiel

L'Office fédéral de la santé publique a annoncé ce mardi 1884 nouveaux cas. Le bilan quotidien baisse depuis le 13 janvier.

974 cas d'infections du variant plus contagieux ont été détectés en Suisse jusqu'ici.

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■ Le sinistre cap des 100 000 morts au Royaume-Uni

Le Royaume-Uni devient ce mardi le premier pays européen à franchir le seuil des 100 000 morts du Covid-19.  Selon le bilan quotidien du ministère de la Santé, 1631 décès supplémentaires dans les 28 jours suivant un test positif ont été enregistrés, portant le bilan total à 100 162 morts.

Comme ailleurs dans le monde, ce nombre est probablement sous-évalué: le nombre de morts où le Covid-19 est mentionné sur le certificat de décès comme cause suspecte, recensé par les organismes officiels de statistiques, dépassait 104 000 à la mi-janvier.


■ L'état de situation des autorités

Un état de «plateau». L'Office fédéral de la santé publique et la task force ont tenu un point de presse ce mardi après-midi. «La situation nous permet de nous montrer optimistes» lance Patrick Mathys, chef de la section de gestion de crise de l'Office. Il parle d'un «plateau» et signale les «nouveautés positives» de ces jours, notamment en matière de personnes hospitalisées (lire aussi le résumé de la position du jour de la task force ci-dessous). Il relève que depuis mi-janvier, les hospitalisations ont baissé de 35% et les décès de 17%.

Il nuance cependant: «La direction est la bonne, mais pas le tempo». Et la baisse des nouveaux cas a tendance à s'atténuer ces jours.

Le danger des variants. Président de la task force scientifique, Martin Ackermann souligne aussi les chiffres à la baisse mais nuance en évoquant les variants, en particulier celui apparu en Grande-Bretagne. Actuellement, 10% des contaminations sont dues au mutant; si cette part augmente, «le risque est grand de voir la courbe remonter». L'expert estime que le seuil de 50% des personnes infectées par une nouvelle forme sera atteint en mars.

Vaccin: objectif de janvier «atteint». S'agissant des vaccins, la responsable des affaires internationales Nora Kronig affirme que «nous avons atteint l’objectif de volume pour le mois de janvier». Il s'agissait de 500 000 doses. Le «défi» vient des «variations en matière de capacité et de livraisons», elle cite en particulier Pfizer/BioNtech. Pour les deux vaccins reconnus, le but est d'un million de portions en février.

A propos des différences entre cantons, Nora Kronig estime que la clé de répartition est «claire et juste» Les polémiques montent à ce sujet, certains cantons se sentant mal servis. L'OFSP adressera des demandes aux cantons si des deuxièmes injections commencent à être bloquées en raison d'un manque de flacons.


■ Encore un chiffre quotidien en baisse

Les chiffres quotidiens (en semaine) de l'Office fédéral de la santé publique indiquent à nouveau une baisse des indicateurs. Ce mardi, la Suisse compte mardi 1884 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. Cinquante-sept décès supplémentaires sont à déplorer et 92 malades ont été hospitalisés.

Le nombre de nouvelles infections baisse dans ces bilans quotidiens depuis le 13 janvier.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 21 618 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 8,71%, en nette baisse par rapport à la moyenne des 14 derniers jours (lire ci-dessous).


■ L'épidémie se stabilise, selon la task force

L'épidémie de coronavirus en Suisse est stable, voire en léger déclin depuis la mi-janvier. Le nombre de cas confirmés au cours des 14 derniers jours est de 374 pour 100 000 habitants, indique la dernière évaluation de la task force scientifique de la Confédération.

Le taux de positivité sur la même période était de 11%. Sur la base des cas confirmés, l'estimation du taux de reproduction R est de 0,93 pour l'ensemble de la Suisse, selon le rapport publié mardi.

Les variantes du virus provenant de Grande-Bretagne et d'Afrique du Sud ont été détectées pour la première fois en Suisse à la mi-décembre. Depuis, le nombre de cas augmente rapidement. Ils représentaient environ 10% de tous les cas la semaine dernière.


■ Les experts de l'OMS recommandent le vaccin Moderna

Les experts consultatifs de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la vaccination recommandent désormais le vaccin Moderna. Ils ont annoncé mardi à Genève qu'ils préconisaient l'utilisation de deux doses avec 28 jours d'intervalle.

Après sa réunion de jeudi dernier, le groupe d'experts (SAGE) estime aussi que le délai peut être allongé à 42 jours si un pays observe des pénuries de doses. Il recommande de n'administrer le vaccin que dans des sites où les réactions anaphylactiques importantes peuvent être prises en charge. Les femmes enceintes ne devraient pas être immunisées sauf celles parmi les soignantes ou qui ont des comorbidités.

Outre cette recommandation, un autre groupe a revu des directives sur les soins aux patients du coronavirus. Celles-ci confirment notamment que la position ventrale est efficace pour améliorer l'oxygénation de ceux qui sont atteints. Les personnes infectées chez elles devraient encore pouvoir mesurer le taux d'oxygénation dans leur habitation.


■ Le coronavirus en défilé

En Inde ce 26 janvier, c'est le jour de République, qui consacre l'adoption de la Constitution le 26 janvier 1950. Le virus s'invite dans les défilés.


■ L'Allemagne veut restreindre les sorties de vaccins hors de l'UE

Le ministre de la Santé allemand Jens Spahn s'est déclaré favorable mardi à une restriction des exportations de vaccins produits dans l'UE, au moment où les retards de livraison des remèdes contre le Covid-19 s'accumulent. «Les vaccins quittant l'UE ont besoin d'une licence afin que nous sachions au moins ce qui est produit et ce qui quitte l'Europe. Et s'ils quittent l'Europe, s'assurer qu'il y ait une distribution équitable», a affirmé Jens Spahn sur la chaîne ZDF.

Commentant les retards annoncés par AstraZeneca dans la livraison de son vaccin contre le coronavirus à l'UE, il a déclaré qu'il pouvait comprendre que dans un «processus aussi complexe que la production de vaccins, il y ait parfois des problèmes». Toutefois, cela doit ensuite «concerner tout le monde de manière équitable et égale», a-t-il estimé, alors qu'il ne devrait y avoir aucun retard dans l'approvisionnement de la Grande-Bretagne par exemple. Il ne s'agit pas de «l'UE d'abord, mais de la part de l'Europe, c'est-à-dire la part équitable», selon lui.

Vendredi, AstraZeneca a prévenu que les livraisons de son vaccin en Europe seraient moins importantes que prévu au premier trimestre, en raison d'une «baisse de rendement» sur un site de fabrication européen, rappelle l'AFP.


■ Le virus gèle les projets immobiliers de Malley - Renens

Les CFF annoncent qu'ils suspendent plusieurs projets immobiliers, dont quelques-uns concernent l'Ouest lausannois, notamment la gare de Renens et les tour projetées à Malley. Contrairement aux coûts du transport et de ses infrastructures, les opérations immobilières des CFF ne sont pas soutenues par la Confédération, raison pour laquelle la compagnie gèle ces ambitions.

Lire la dépêche à ce propos


■ 197 368 vaccinations jusqu'ici

L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) tient une conférence de presse cet après-midi, mais il diffuse déjà des chiffres nationaux. Sur les 535 115 doses de vaccin de Pfizer et de Moderna livrées en Suisse, 197 368 ont été utilisées jusqu'à présent, indique-t-il. Plus de deux habitants sur cent ont reçu une dose d'un vaccin contre le coronavirus.

Dans le détail, le taux de doses administrées pour 100 habitants s'élève actuellement en Suisse à 2,29, précise l'Office.


■ Un chiffre illustre les pertes du secteur culturel

Aider la culture, un «poids lourd de l'économie» européenne, est un des vecteurs d'une reprise globale, selon une étude du secteur publiée mardi: le temps presse, elle a perdu 31% de son chiffre d'affaires en raison de la crise sanitaire.

Les chiffres présentés par le bureau d'audit EY battent en brèche certaines idées reçues autour d'une activité parfois dite non-essentielle. «L'économie culturelle est un puissant levier d'exportation et de rayonnement pour l'Union Européenne, les exportations de biens culturels représentant plus de 28,1 milliards d'euros en 2017», peut-on lire.

Avec des revenus «estimés à 643 milliards d'euros et une valeur ajoutée générée de 253 milliards d'euros en 2019, les industries culturelles et créatives représentaient ainsi 4,4 % du PIB de l'UE en termes de chiffre d'affaires», éclaire l'analyse. Soit une «contribution économique supérieure à celle des télécommunications, de la haute technologie, de l'industrie pharmaceutique ou de l'industrie automobile».


■ Une deuxième nuit d'émeutes aux Pays-Bas

Les Pays-Bas ont connu cette nuit une deuxième salve de manifestations anti-mesures covid. Des affrontements ont opposé la police anti-émeute à des groupes de protestataires à Amsterdam ainsi que dans la ville portuaire de Rotterdam.

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■ Le gouvernement danois va soutenir les producteurs de fourrures de visons

Le Danemark, ex-premier exportateur mondial de visons qui en a interdit l'élevage en 2021 pour lutter contre le Covid-19, va indemniser cette industrie jusqu'à 19 milliards de couronnes (2,5 milliards d'euros).

Un accord signé lundi «donne aux éleveurs et aux entreprises connexes une bonne possibilité d'avancer. Les éleveurs de visons ont entrepris une tâche majeure pour la santé publique et le bien commun», a affirmé le ministre de l'Agriculture, Rasmus Prehn.


■ Polémique en France: la vaccination se ferait «aux dépens» des soignants

La vaccination des professionnels de santé est «ralentie» au profit d'autres publics prioritaires (personnes âgées, malades chroniques), dénonce ce mardi l'Union régionale des médecins libéraux d'Ile-de-France, qui regrette l'ouverture «trop nombreux petits centres» sous la pression des élus locaux.

Dans les hôpitaux chargés de la vaccination des soignants, «ordre a été donné d'annuler purement et simplement des centaines de rendez-vous" pour la première dose et de reporter la seconde de 21 à 28 jours, affirme l'organisation représentant les 21 000 médecins libéraux d'Ile-de-France.

L'instance dénonce une «décision opportuniste» prise «pour alimenter les trop nombreux petits centres ouverts précipitamment» afin de «satisfaire la demande pressante des collectivités».