«J’ai confiance dans le fait que notre contre-offensive réussie va mettre fin à l’occupation! Elle mettra fin à l’injustice! Elle mettra fin à l’occupation qui dure depuis près de trente ans!» Pressé par l’opinion publique, encouragé par Ankara et frustré par deux décennies de diplomatie infructueuse, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev, a sorti la hache de guerre il y a maintenant douze jours.

Brandissant son poing à la télévision, il tonne que son pays «ne stoppera pas son offensive avant que l’Arménie accepte formellement le retrait de ses troupes du territoire azerbaïdjanais». Soit une capitulation complète et l’abandon de 146 000 Arméniens vivant entre eux depuis 1994 dans la république autoproclamée du Haut-Karabakh, qui n’est reconnue par aucun Etat du monde. Une condition inacceptable pour Erevan, et qui signale la détermination de Bakou à utiliser la force là où les négociations ont échoué.