George Floyd à Minneapolis. Adama Traoré à Beaumont-sur-Oise. Mardi soir, devant la tour de verre du Palais de justice de Paris, les deux noms se trouvaient côte à côte, écrits sur les banderoles et graffités sur les murs. Une comparaison soutenue par une dizaine de milliers de manifestants, pour qui policiers américains et français sont coupables de violences comparables. La suite à Paris? Des dégradations de mobilier urbain et une montée de tensions qui conduit aujourd’hui les forces de l’ordre à redouter une possible explosion des quartiers difficiles, comme celle survenue durant l’hiver 2005, à la suite de la mort de deux adolescents, Zyed Benna et Bouna Traoré, électrocutés après avoir trouvé refuge dans un poste d’EDF pour échapper à un contrôle de police. Les deux policiers concernés ont été relaxés définitivement en 2016, la justice estimant qu’ils n’avaient pas eu conscience d’un «péril grave» pour les fuyards.