Jusqu’ici, Barack Obama est resté relativement sur la retenue par rapport à Donald Trump, qui détricote son héritage maille après maille. Mais jeudi, il a fait son grand retour sur la scène politique, en participant à deux réunions de campagne du Parti démocrate, l’une dans le New Jersey, l’autre dans l’Etat de Virginie. Les deux fois pour récolter des fonds et soutenir un démocrate au poste de gouverneur. Ce retour s’opère alors qu’Hillary Clinton est en pleine tournée promotionnelle pour son livre, et que l’ancien chef de la diplomatie américaine, John Kerry, donne une conférence à Genève pour repenser l’ordre mondial.

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Très actif au sein de sa fondation

Barack Obama est très actif au sein de sa fondation, se fait payer des dizaines, parfois des centaines de milliers de dollars pour chacune de ses apparitions publiques, est en train de rédiger un livre sur ses années présidentielles. Il s’est bien fendu de quelques tweets et communiqués, à propos du décret anti-immigration, des intentions de Donald Trump de supprimer l’Obamacare, des mineurs clandestins ou encore de l’Accord de Paris sur le climat. Mais il avait clairement averti, en janvier, qu’il resterait en retrait et n’interviendrait que lorsque des valeurs «fondamentales» sont menacées. Alors qu’il subit déjà des attaques directes de son successeur, il ne veut pas inutilement prêter le flanc à sa furie en réagissant à chacune de ses provocations.

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Un appui de poids pour le Parti démocrate

Parti avec 59% d’avis favorables – dans les derniers sondages, l’actuel président n’a que 37% des voix en sa faveur –, Barack Obama reste une indéniable locomotive pour son parti, qui a un sérieux besoin d’être requinqué. Son appui, jeudi, aux deux candidats s’inscrit dans le cadre d’élections qui se dérouleront le 7 novembre, les deux seules grosses élections de 2017 avant celles de mi-mandat l’année prochaine. Dans le New Jersey, le candidat démocrate a des chances de l’emporter; l’enjeu est plus tendu en Virginie.

Conscient de l’importance du scrutin à Richmond, Donald Trump a accusé le démocrate Ralph Northam, qui soutient les villes-sanctuaires refusant d’expulser les clandestins, de défendre les MS-13, un violent gang hispanique. Ces prochains mois, Barack Obama risque bien de toujours plus sortir de sa réserve pour défendre son parti.

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