Situations détériorées

R. D. Congo

La mort de neuf casques bleus bangladais dans une embuscade, le 25 février en Ituri, a dramatiquement illustré la grave détérioration de la situation dans cette région du nord-est du pays, lieu des affrontements entre miliciens Hema et Lendu. Plus de 10 000 habitants de l'Ituri auraient trouvé refuge en Ouganda voisin, alors que 56 000 déplacés ont reçu une assistance de l'ONU sur les rives du lac Albert.

n Colombie, Côte d'Ivoire, Haïti, Kirghizistan, Moldavie, Népal, Corée du Nord, Irlande du Nord, Pakistan, Philippines, Somalie, Thaïlande.

Situations améliorées

Egypte

En annonçant une modification constitutionnelle devant permettre l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel, le président Hosni Moubarak a pris tout le monde par surprise. Cette ouverture ne devrait pas l'empêcher de se représenter pour un cinquième mandat. Par ailleurs, l'accord de cessez-le-feu israélo-palestinien a permis à l'Egypte de rétablir ses relations diplomatiques avec l'Etat hébreu, rompues il y a quatre ans.

Burundi, Bolivie, Cachemire, Liban, Arabie saoudite, détroit de Taïwan.

Situations inchangées

Indonésie

Deux mois après le tsunami, le deuxième «round» de négociations entre le mouvement séparatiste Free Aceh Movement (GAM) et le gouvernement indonésien qui s'est déroulé à Helsinki a été jugé «constructif» par l'ex-premier ministre finlandais Martti Aahtisaari qui le présidait. Toutefois, le GAM a démenti avoir abandonné sa revendication d'indépendance, comme le prétendait Djakarta. Les prochains pourparlers sont agendés au 12 avril.

Afghanistan, Albanie, Pays basque, Géorgie, Nigeria, Zimbabwe.

Risques de conflit

Népal

Décrété le 1er février dernier lors du coup d'Etat perpétré par le roi Gyanendra, l'état d'urgence est toujours en vigueur dans le royaume himalayen. Pour le souverain, cette mesure s'impose par la nécessité d'écraser la guérilla maoïste qui se poursuit depuis 1996 et a fait plus de 11 000 morts. Mardi devant la Commission des droits de l'homme de l'ONU, le ministre népalais des Affaires étrangères, Ramesh Nath Pandey, l'a justifié, appelant la communauté internationale à faire preuve de «davantage de compréhension» et de soutien à l'égard de son pays.