Leur mobilisation a payé. Les femmes, qui craignaient d’être marginalisées au sommet de l’UE, seront neuf dans la seconde Commission présidée par José Manuel Barroso. Contre huit dans la précédente, mais avec, rôle prééminent s’il en est, le poste de haut représentante pour les Affaires étrangères et de vice-présidente de la Commission attribué le 19 novembre à la Britannique Catherine Ashton.

Le «Collège», comme on dit à Bruxelles, pose pour l’heure plus de questions que de réponses. Nommés par leurs capitales respectives, mais supposés servir en toute indépendance la cause communautaire, tous, sauf Catherine Ashton, attendent de savoir quelles seront leurs attributions. Le président de la Commission est en effet maître en la matière. Même s’il doit tenir compte des demandes des Etats membres, surtout pour les portefeuilles clés tels la Concurrence, le Marché intérieur, l’Agriculture ou l’Aide au développement.

Michel Barnier reconduit

N’empêche: certains jeux sont déjà faits. La commissaire sortante à la Concurrence, la Néerlandaise Nelly Kroes, devrait hériter des Télécommunications où elle remplacera une autre sortante, la Luxembourgeoise Viviane Reding, grande amie de la Suisse. Le Français Michel Barnier semble lui assuré d’obtenir le Marché intérieur, services financiers inclus, ce qui en ferait aussi un interlocuteur de Berne. La Fiscalité, en revanche, reste un point d’interrogation. Tandis que le nouveau portefeuille des Négociations climatiques devrait aller à une nouvelle venue, l’actuelle ministre danoise de l’Environnement, Connie Hedegaard. Les réponses sont attendues la semaine prochaine.