Décidément, Olaf Scholz cache bien sa joie. Le futur chancelier allemand a gardé son calme olympien et sa retenue froide pour présenter ce mercredi 24 novembre l’accord de négociation arraché de haute lutte, après huit semaines de tractations confidentielles, avec ses partenaires écologistes (Bündnis 90/Die Grünen) et libéraux (FDP). Pas d’effusion de joie ni de sourire éclatant donc. La situation sanitaire très inquiétante pose un froid sur ce qui est pourtant un petit exploit en termes de politique allemande: pour la première fois, trois partis aux programmes parfois très divergents tracent les grandes lignes de la politique fédérale des quatre prochaines années. «Le gouvernement du feu tricolore est là», a sobrement lancé Olaf Scholz, en guise de lancement des festivités.