La basilique Saint-Pierre de Rome a ouvert lundi matin ses portes au public, symbole du retour à une relative normalité en Italie où le déconfinement s'accélère, avec reprise des messes et réouverture timide des commerces, cafés et terrasses. 

Autre monument célèbre à rouvrir ses portes, l'Acropole d'Athènes retrouve lundi ses visiteurs comme tous les sites archéologiques en Grèce, avant le retour espéré des touristes, essentiels à l'économie du pays. Les écoles secondaires rouvrent également leurs portes lundi en Grèce.

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En présence de nombreux policiers portant masque et gants chirurgicaux, une poignée de visiteurs, suivant les marquages au sol pour respecter une distance minimum d'1,5 m, est entrée dans la basilique, cœur du Vatican et qui était fermée depuis le 10 mars, après une prise de température et la désinfection des mains avec du gel, a constaté l'AFP.

Sous l'immense coupole aux marbres sculptés et polychromes, les fidèles se comptaient sur les doigts de la main, quelques-uns recueillis en prière à genoux devant le tombeau du défunt pape Jean Paul II. «Masque sur le nez!», ordonne un membre de la gendarmerie vaticane aux fidèles tentés de baisser un peu le masque obligatoire pour mieux respirer.

Premier pays à avoir confiné il y a plus de deux mois l'ensemble de sa population pour juguler la pandémie du nouveau coronavirus, la péninsule reste traumatisée avec une économie à genoux et le décès d'environ 32 000 personnes.

«Visite privée» 

A Athènes, en présence de la présidente de la République hellénique, l'Acropole d'Athènes a également ouvert ses portes aux visiteurs, deux mois après la fermeture des sites archéologiques de Grèce pour cause de pandémie.

«Nous n'avons jamais vu aussi peu de monde à l'Acropole, c'est comme si nous avions eu une visite privée», a déclaré Katia à l'AFP, venue dès l'ouverture du site avec son mari.

Le couple russe vit depuis cinq ans à Athènes et ne voulait manquer sous aucun prétexte la réouverture des quelque 200 sites archéologiques de Grèce lundi. Daria, une étudiante d'Ukraine arrivée en Grèce une semaine avant le confinement, s'est réjouie de pouvoir enfin découvrir l'Acropole. «Nous n'avions pas eu le temps de visiter, alors nous sommes venus aujourd'hui, en plus c'est gratuit!», s'est-elle félicitée au côté de deux autres étudiants ukrainiens.

Mais par une température de 32 degrés en fin de matinée, le public était rare pour cette réouverture sous haute sécurité du site du Parthénon juché sur le rocher sacré de l'Acropole. L'affluence était davantage dans les rangs des journalistes et des employés masqués d'un des sites les plus connus mondialement.

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Après sa visite sous escorte, la présidente de la République Katerina Sakellaropoulou s'est félicitée qu'on puisse «de nouveau visiter le site de manière traditionnelle» après l'avoir fait «via la technologie moderne» pendant deux mois. «Avec les mesures de sécurité nécessaires, on va pouvoir de nouveau honorer nos ancêtres et relever la tête», a-t-elle déclaré aux journalistes «en cette journée mondiale des musées».