Avec la nomination de Benjamin Ben-Eliezer à la Défense, Ariel Sharon a trouvé chaussure travailliste à son pied. Les deux hommes, qui devront travailler de manière parfaitement coordonnée, sont sur la même longueur d'onde sur la réponse à apporter à la violence palestinienne. «Il doit y avoir des règles strictes et claires», selon le ministre qui, comme son nouveau chef, se dit totalement opposé à commencer des négociations «sous le feu».

Prônant de «nouvelles règles du jeu» pour répondre à «la voie de la confrontation choisie par les Palestiniens», cet ancien général est très marqué par sa carrière militaire qu'il quitta en 1984, à l'âge de 48 ans. Face à l'irruption de l'Intifada, fin septembre, il fut le premier à réclamer une réponse dure.

Mais il rappelle volontiers qu'il fut aussi l'un des premiers à accepter de rencontrer les barons de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) lorsque ceux-ci, encore en exil à Tunis, étaient invariablement qualifiés de «terroristes».