Tout sauf «Bibi». Cette vieille devise des opposants à Netanyahou, la droite religieuse a fait sensation en l’adoptant publiquement dimanche en Israël. Le parti religieux sioniste Yamina a ainsi annoncé dans l’après-midi qu’il rejoignait le bloc du «changement» mené par le centriste Yaïr Lapid. En fait de bloc, un patchwork idéologique étonnant, des islamistes du parti Raam à la gauche historique travailliste en passant par les colons religieux rêvant du grand Israël. Des hommes et des femmes qui n’ont que deux objectifs communs: permettre à leurs concitoyens d’échapper à une éreintante cinquième élection et surtout, évincer Netanyahou. Au sein de la droite, quatre «Brutus» mènent la charge contre le premier ministre: Neftali Bennett, Ayelet Shaked, Gideon Sa’ar et Avigdor Lieberman. Chacun est passé à un moment ou un autre par le Likoud, est devenu ministre sous Netanyahou et le déteste à titre personnel.