Deux mois après la tentative d’empoisonnement de l’opposant Alexeï Navalny, une nouvelle salve de sanctions européennes contre Moscou est actée. Le 15 octobre, une liste de six personnes liées à l’appareil sécuritaire russe et une organisation impliquée dans la production d’agents neurotoxiques a été publiée. Ces personnes seront interdites d’entrée sur le continent et verront leurs avoirs gelés. Ces sanctions ont été adoptées une semaine après que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé l’usage d’un agent neurotoxique du groupe Novitchok dans cette tentative d’assassinat.

Vu de Berlin, ces sanctions ciblées sont «justes et inévitables», comme le précise Jürgen Hardt, le porte-parole du groupe parlementaire CDU/CSU pour les questions de politique étrangère. Le député en reconnaît toutefois les limites. «Cela ne va pas porter de fruits rapides car Vladimir Poutine recherche la confrontation avec l’Europe pour des raisons de politique intérieure», reconnaît-il au Temps.