Briser un tabou vieux de plusieurs décennies est un processus difficile. L’Allemagne, qui a longtemps refusé de s’impliquer militairement dans des théâtres de guerre à l’étranger, a franchi une première étape le 27 février, trois jours après le début de la guerre en Ukraine, en annonçant la création d’un fonds spécial de 100 milliards d’euros pour remettre à niveau la Bundeswehr. Ce faisant, elle se conformait à la règle de l’OTAN qui exige que 2% du PIB soient consacrés à la défense. Lundi, elle a fait un pas de plus en décidant de livrer à l’Ukraine une cinquantaine de chars de type Guépard, dotés de canons de 35 mm et de radars.