Sa mission est impossible, d'accord, mais il est le premier à expliquer qu'il l'a acceptée pour «réussir». Administrateur civil de l'ONU au Kosovo, Bernard Kouchner a disparu de Pristina depuis une semaine. «On dit ici qu'il sera de retour ce jeudi, l'un de ses proches conseillers me l'a confirmé», dit une représentante d'une ONG occidentale. Kouchner aurait pris quelques jours de repos en Turquie après trois semaines seulement de travail sur le terrain, pas vraiment le meilleur moyen d'échapper aux sarcasmes de ses détracteurs, qui épient chacun de ses faits et gestes.

Dans le même temps, le commandant en chef de la KFOR, le général britannique Michael Jackson, se trouverait actuellement en Angleterre. «Pour consultations», dit laconiquement l'un de ses porte-parole. L'absence conjointe des deux patrons, civil et militaire, du protectorat occidental au Kosovo, doit combler d'aise l'UÇK. En une semaine, la tension dans la province est remontée d'un cran.

S. E.