Trois ans après l’organisation d’un référendum à la suite duquel le président régional catalan Carles Puigdemont s’est résolu à fuir l’Espagne pour s’établir en Belgique, son successeur, Quim Torra, a été destitué cette semaine par une décision du Tribunal suprême espagnol, qui a confirmé le verdict d’une cour catalane.

Dans un pays durement frappé par la pandémie, alors que les indépendantistes sont eux-mêmes furieusement divisés, la perspective de nouvelles élections catalanes – sans doute en janvier – pourrait coûter cher aux souverainistes catalans. Mais elle pourrait être aussi très délicate pour la fragile coalition au pouvoir à Madrid. Chargé des relations internationales au sein du gouvernement catalan, Bernat Solé i Barril ne mâche pas ses mots.