S’il était un personnage des aventures d’Astérix, il serait Tullius Detritus. Bernie Sanders, volontiers colérique et bougon, est un peu le semeur de zizanie de la campagne, celui qui promet une «révolution», et crispe l’establishment du Parti démocrate. C’est encore plus le cas aujourd’hui. Candidat le plus à gauche de la course à la Maison-Blanche, le «socialiste», un temps favori, est désormais sérieusement menacé par son rival, le centriste Joe Biden, qui accumule les victoires lors des primaires. Les pressions augmentent pour qu’il abandonne la course.

«Pas moi. Nous»

Bernie Sanders, c’est d’abord cet accent si typique de New York, une gestuelle marquée et des cheveux en bataille. A 78 ans, il dépasse Joe Biden de quelques mois, mais, malgré son âge et un incident cardiaque survenu en octobre, il reste très énergique. Surtout, le sénateur du Vermont est l’idole des jeunes. Ses meetings, qui ressemblent parfois à des pique-niques géants, en sont la démonstration. Do you feel the Bern?