Le président libanais, Emile Lahoud, a appelé mercredi à une reprise rapide du dialogue pour trouver une issue à la crise politique au Liban et aboutir à la formation d'un gouvernement d'union nationale.

«Il faut un gouvernement d'union nationale qui représente toutes les parties le plus rapidement possible, le contraire mènera aux manifestations de rues que nous refusons», a dit M. Lahoud, un proche de la Syrie. «Il faut que toutes les parties reviennent vite au dialogue pour s'entendre sur un gouvernement d'union nationale», a-t-il ajouté, en s'abstenant de se prononcer sur la question d'une minorité de blocage au sein du gouvernement, réclamée par le Hezbollah chiite.

«Minorité de blocage»

M. Lahoud a tenu ces propos alors que la crise politique au Liban s'est aggravée avec la démission de six ministres pro-syriens, dont cinq chiites.

Les ministres du tandem Hezbollah-Amal ont démissionné pour protester contre le refus de la majorité anti-syrienne d'élargir leur assise au sein du cabinet et d'accroître leur influence par le biais d'une «minorité de blocage». Ils ont menacé de manifestations pour obtenir gain de cause.