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Biarritz, une ville «sous cloche» pour un G7 désuni

La cité balnéaire française de la côte basque a abruptement écourté sa saison touristique. Pour l’arrivée des dirigeants du G7, visiteurs et résidents ont été repoussés loin de la plage barricadée par la police. Voyage dans un centre-ville fâché par les dommages financiers de cette effervescence diplomatique

Une plage vide. Des kilomètres de sable fouettés par l’océan sous un ciel bleu azur et une température proche des 35 degrés, sans le moindre nageur, surfeur ou promeneur. Devant le casino de Biarritz et l’Hôtel du Palais voisin, où se tient à partir de ce samedi le sommet du G7, la police française a fait le grand ménage.

La zone «zéro» ou «rouge» est une zone interdite. Seulement une poignée de résidents ont obtenu le précieux badge qui leur permettra de franchir la palissade qui enserre le cœur de la cité balnéaire basque. Les abords, au centre-ville, sont pour leur part divisés en zone 1 et zone 2, lourdement sécurisées. L’office du tourisme est fermé. Le restaurant Le Tavernier a collé sur sa devanture, bien en évidence, une affichette «Fermé pour cause de G7». Le magasin Hermès, épicentre pourtant du luxe hexagonal si prisé à l’étranger, a tiré son rideau.