Le Tages-Anzeiger insiste. Bien qu’il cite une source anonyme, le quotidien zurichois tient cette information «d’une personne absolument fiable». Son information, c’est la confirmation selon laquelle la première rencontre entre le nouveau président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine aura bien lieu à Genève.

Selon les informations du Temps, une déclaration de la Maison Blanche à ce sujet est imminente. «Les détails restent à être précisés, nous ne sommes pas prêts à les communiquer», a toutefois esquivé une porte-parole, lors d’une conférence de presse à 18h30, heure suisse.

En attendant, elle a informé que les conseillers à la sécurité nationale des deux pays avaient mené «des discussions constructives», en préparation de ce sommet. «Les parties expriment leur confiance que des solutions mutuellement acceptables peuvent être trouvées, malgré les différends notables, écrit Washington dans un communiqué. Une normalisation des relations Etats-Unis-Russie serait dans l’intérêt des deux pays et contribuerait à une plus grande stabilité». Ni le Kremlin ni la Maison Blanche n’ont indiqué où cette rencontre avait eu lieu. Mais selon l’ATS, les deux conseillers se sont bel et bien vus à Genève lundi.

Lire également: La Suisse favorite pour accueillir la rencontre Biden-Poutine

Mardi dernier, Le Temps affirmait déjà que la piste helvétique se réchauffait. Les médias russes parlaient de la Suisse comme l’endroit «le plus probable» pour ce qui constituerait le premier face-à-face entre les présidents russe et américain sur sol helvétique depuis Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan, il y a 35 ans.

Un Boeing suspect

Dimanche, un indice supplémentaire est apparu. Un avion de transport militaire utilisé par l’armée américaine, un Boeing C-17 Globmaster III, rarissime dans le ciel helvétique, a été aperçu à l’aéroport. L’avion était toujours sur le tarmac, lundi.

Depuis plusieurs semaines en tout cas, les spéculations vont bon train sur l’endroit où aura lieu cette rencontre. La Suisse, mais aussi la Finlande ou l’Autriche ont cherché à accueillir les deux présidents. Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a proposé proactivement les bons offices de la Suisse aux administrations russe et américaine, en avril.

Ce que l’on sait déjà, c’est que Joe Biden se rendra en Europe en juin, pour un sommet du G7 organisé par le Royaume-Uni du 11 au 13, puis le lendemain à une réunion de l’OTAN à Bruxelles. Autre certitude: depuis son entrée en fonction, les sujets de tension ne manquent pas.