Humanitaire

Bientôt un accueil pour les expatriés de retour de mission

Sept ONG ont emménagé au sein de la Cité de la solidarité, dont Islamic Relief Suisse, qui a passé la frontière. L’ambiance coworking stimule et les projets foisonnent

Bientôt un accueil pour les expatriés de retour de mission

L’Institut Bioforce, qui forme chaque année à Vénissieux, près de Lyon, 1500 personnes aux métiers de l’humanitaire, est la première organisation à s’être installée en 2012 dans les locaux de la Cité de la solidarité internationale (CSI). Elle y est demeurée une année, le temps d’étudier le marché des formations à Genève et de lancer un partenariat avec le Cerah, le Centre d’enseignement et de recherche en action humanitaire (centre conjoint de l’Université de Genève). «La CSI est un trait d’union qui facilite les rencontres. La venue de Bioforce est le parfait exemple de ce que nous pouvons apporter», commente Géraldine Isorez-Mahler, la responsable de la CSI.

Suite au passage de l’Institut Bioforce, un projet est né puisqu’une permanence établie à la fois à Annemasse et à Genève (chez Softweb, un réseau pour l’innovation sociale) pourrait ouvrir dès le printemps 2015 afin d’accueillir les expatriés de retour de mission. «Beaucoup alors se sentent seuls, un peu perdus, confie Géraldine Isorez-Mahler. L’idée est de réfléchir avec eux sur leur devenir: repartir en mission, s’engager dans l’entrepreneuriat social ou se diriger vers un métier plus classique. On fait le point, on parle aussi de la vie personnelle.»

Islamic Relief Suisse présent

Sept ONG sont actives aujourd’hui dans la CSI, dont URD, une organisation basée dans la Drôme et spécialisée dans l’analyse des politiques humanitaires et post-crise. «Un partenariat avec une ONG genevoise nous a poussés à nous déplacer dans la région et nous avons choisi Annemasse parce que la location de locaux est beaucoup moins chère qu’en Suisse. On croise d’autres ONG, on réfléchit ensemble, on partage des ateliers. L’ambiance coworking est stimulante», avance Bonaventure Sokpoh, le délégué d’URD. Islamic Relief Suisse qui gère des programmes de développement dans une quarantaine de pays, occupe un bureau voisin depuis deux années. L’ONG a son siège au Petit-Saconnex (GE), mais l’endroit était devenu étroit. «Lors d’un salon humanitaire, nous avons pris connaissance de locaux disponibles ici avec armoires, bureaux, salles de réunion, le tout équipé en lignes téléphoniques et Wi-Fi. Le coût mensuel ne dépasse pas les 200 euros, tout compris», indique Jamal Krafess, directeur d’Islamic Relief Suisse.

Women in Europe for a Common futur (WECF), ONG qui fait entendre la voix des femmes dans le développement durable et la politique environnementale, a rejoint la Cité de la solidarité internationale en 2012. «Evidemment, le coût modeste du loyer nous a attirées, sourit Elisabeth Ruffinengo, chargée de mission au WECF, mais c’est avant tout l’aspect de la proximité avec Genève tout en restant domiciliées en France qui a compté.» WECF a engagé des partenariats avec l’ONU mais aussi la Région Rhône-Alpes et le Feder (Fonds européen de développement régional). «Nous possédons des bureaux importants à Munich et Utrecht mais il est toujours difficile de nous rendre vite à l’ONU à Genève pour une réunion. A Annemasse, nous sommes à 20 minutes du Palais des Nations», explique Elisabeth Ruffinengo.

Cité de la solidarité internationale, 13, avenue Emile Zola, 74 100 Annemasse, 00 33 4 50 87 52 44, www.cite-solidarite.fr

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