En mettant en scène, fin janvier, une fausse agression censée être raciste et homophobe, l’acteur américain Jussie Smollett a mis Chicago en émoi et fâché la police. Le chef de la police de la ville, Eddie Johnson, également Afro-Américain, ne l’a pas ménagé devant les médias. «Smollett a payé 3500 dollars pour monter cette agression et traîner en même temps la réputation de Chicago dans la boue», a-t-il asséné en conférence de presse. «Ce coup de pub est une cicatrice que Chicago ne mérite pas.»

La «Windy City» n’avait en effet pas besoin de cette mascarade. Troisième ville du pays avec ses 2,7 millions d’habitants, elle a suffisamment de pain sur la planche question sécurité. Chicago tente désespérément de se débarrasser de sa réputation de ville violente et de son étiquette de «capitale du crime». Elle y arrive, mais lentement. Le thème a sans surprise été omniprésent dans la course à la mairie, dont l’élection se déroule ce mardi.