Caraïbes

Le bilan de l’ouragan «Dorian» s’alourdit aux Bahamas

En plus des 20 morts dénombrés, les Nations unies estiment que 70 000 personnes ont besoin d’une aide immédiate. Elles ont alors débloqué 1 million de dollars de son fonds d’urgence. Le bilan risque encore de s’alourdir

Le bilan provisoire du passage dévastateur de l'ouragan Dorian aux Bahamas a encore grimpé pour atteindre 30 morts, a déclaré jeudi Hubert Minnis, le Premier ministre de l'archipel, à la chaîne américaine CNN.

Le bilan des morts après le passage de l'ouragan Dorian aux Bahamas est monté de sept à vingt, a annoncé mercredi Duane Sands, le ministre de la santé. «Les opérations de sauvetage et l'exploration des maisons qui ont été inondées viennent juste de commencer», a-t-il précisé. Dix-sept morts ont été retrouvés sur les îles Abacos et trois sur celle de Grand Bahama. Mais vu de l'ampleur des dévastations, le bilan risque encore de s'alourdir.

Selon le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires, quelque 70 000 personnes ont besoin d'une aide immédiate. L'ONU a débloqué un million de dollars de son fonds d'urgence.

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Cette somme doit permettre d'acheminer une première aide aux sinistrés, comme de la nourriture, de l'eau, des abris et des médicaments, a précisé Mark Lowcock à quelques journalistes lors d'un appel téléphonique de Nassau, où il s'est rendu pour une visite de quelques heures.

Des villes en partie détruites

La destruction est catastrophique dans l'archipel des Caraïbes. Des centaines de maisons ont vu leur toit s'envoler, des voitures étaient submergées par les inondations, des bateaux étaient en miettes. La Croix-Rouge a indiqué que 13 000 maisons pourraient avoir été endommagées ou détruites.

Dorian s'est acharné sur l'archipel, au-dessus duquel il est resté quasi immobile longtemps, faisant tomber jusqu'à 76 cm de pluie. Marsh Harbour, la principale ville des îles Abacos, a été détruite à 60%, selon le premier ministre des Bahamas, Hubert Minnis. L'aéroport était sous l'eau et la piste était inondée, toute la zone ressemblant à un lac.

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A l'aéroport de Nassau, la capitale, la ronde des hélicoptères des secours s'envolant pour les zones dévastées du nord de l'archipel a débuté dès mercredi matin, tandis que plusieurs ambulances attendaient de transporter les blessés rapatriés vers les hôpitaux locaux. Les gardes-côtes américains et la marine britannique participaient mercredi aux secours.

Les Etats-Unis préparés

Les appels aux dons se sont multipliés. Plusieurs églises organisaient des collectes dans le quartier de Coconut Grove, berceau de la communauté bahaméenne à Miami, en Floride. «L'élan de soutien, de générosité est génial», a constaté Robert Neher, réfugié en Floride. Ne faisant pas confiance au gouvernement des Bahamas pour apporter son soutien à la population, il a lui-même lancé une cagnotte en ligne pour récolter des fonds.

De la catégorie 5, la plus élevée, l'ouragan a été rétrogradé en catégorie 3, avec des vents à 185 km/h, ont annoncé mercredi les services météo américains. Il se déplace actuellement parallèlement à la côte sud-est de la Géorgie, selon les météorologues. Il doit longer de jeudi jusqu'à vendredi matin les Etats de Caroline du Sud et de Caroline du Nord.

«C'est un ouragan très erratique, très lent, très puissant», a affirmé le président américain Donald Trump mercredi. «Mais nous sommes très bien préparés.»

Le centre national des ouragans américain (NHC), basé à Miami, a mis en garde contre la montée des eaux dans ces régions, parlant d'une situation potentiellement extrêmement dangereuse. Plusieurs parties de la côte sud-est des Etats-Unis, où vivent des millions de personnes, ont été placées en état d'urgence. Des ordres d'évacuation obligatoires ont été émis dans plusieurs zones.

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