Un tribunal bolivien a prolongé, mardi, de six mois la détention préventive de l'ancienne présidente par intérim Jeanine Añez, a-t-elle annoncé mardi sur son compte Twitter en dénonçant une violation de ses droits. La justice bolivienne n'a pas officiellement confirmé dans l'immédiat.

Sur le compte Twitter officiel de Jeanine Añez, géré par des membres de sa famille, cette prolongation de détention a été qualifiée de «privation injuste de liberté» et de violation de ses droits fondamentaux.

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Le placement en détention de Jeanine Añez avait suscité une large condamnation internationale. L'ancienne présidente par intérim conservatrice avait été arrêtée le 14 mars à la suite d'une plainte pour «sédition», «terrorisme», et «conspiration» et avait été placée en détention préventive pour une durée de six mois dans une prison de La Paz.

Accusée d'avoir participé à un coup d'Etat contre Evo Morales

Jeanine Añez avait prêté serment comme présidente par intérim en novembre 2019, deux jours après la démission d'Evo Morales qui s'était proclamé vainqueur de l'élection présidentielle où il briguait un quatrième mandat mais était accusé de fraude par l'opposition.

Après une campagne de manifestations pendant laquelle au moins 35 personnes avaient été tuées, Evo Morales, lâché par la police et par l'armée, avait démissionné et s'était réfugié au Mexique puis en Argentine.

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La victoire de Luis Arce, le dauphin d'Evo Morales à l'élection présidentielle d'octobre 2020, a conduit à des dépôts de plainte contre Jeanine Añez, accusée d'avoir participé à un coup d'Etat contre le président socialiste. Deux anciens ministres de son gouvernement avaient également été arrêtés.