L’immeuble éventré à l’entrée de la ville brûle encore. Au rez-de-chaussée, des flammes s’échappent de ce qui était un appartement. Chaque nuit, Vassylkiv, 35 km au sud de Kiev, subit son lot de missiles russes. «Peut-être que l’Ukraine survivra, que Kiev sera épargnée, mais notre petite ville payera un lourd tribut», lâche, épuisée, Natalia Balasynovich, la maire de cette bourgade de 50 000 habitants qui était tranquille jusqu’au déclenchement de l’invasion russe, le 24 février. Et qui aurait pu le rester si elle n’abritait pas un aéroport militaire.