Gerhard Schröder, à propos de ses débuts comme «chancelier fêtard» (Spasskanzler): Je travaille seize heures par jour, et l'on doit aussi pouvoir s'amuser avec les gens. Edmund Stoiber, à propos de sa crédibilité de politicien: Je m'engage à ce qu'il n'existe pas de différence entre les paroles et les actes.

A propos de politique financière. Stoiber: Le chancelier a le réflexe d'élever les impôts en cas de crise. Schröder: L'alternative que propose l'Union, c'est d'augmenter les dettes.

A propos de la baisse d'impôts accordée aux sociétés à capitaux. Stoiber: Monsieur le Chancelier, vous ne devriez pas trahir la vérité. Et vous devriez davantage étudier vos dossiers avant de prendre des décisions. Schröder: Ce qu'il vient de dire est tout simplement faux. Quant aux dossiers, vous ne devriez pas seulement les porter, mais aussi les lire.

A propos de l'Irak. Schröder: Une intervention militaire en Irak est une erreur. Sous ma conduite, l'Allemagne ne la commettra pas. Stoiber: Aucun chancelier allemand ne se risquerait à une aventure militaire.

A propos du chômage. Schröder: La situation sur le marché du travail est la deuxième catastrophe nationale après les inondations. Stoiber: Il est difficile en Allemagne de réduire les acquis des intéressés (les chômeurs, ndlr).

A propos d'une possible coalition du SPD avec le PDS (les postcommunistes est-allemands). Schröder: Vous pouvez exclure ce scénario. C'est un fait acquis, rien n'y changera. Stoiber: Je ne le crois pas!

LT