Les pompiers mobilisés en Californie, ravagée par les flammes depuis 9 jours, ont effectué de «bons progrès», ont-ils indiqué lundi. Ces 11 000 professionnels sont parvenus à maîtriser les plus importants incendies, mais les autorités craignent que le bilan de 41 morts ne s'alourdisse.

Evoquant le nombre confirmé de morts dans son comté de Sonoma et celui des personnes y étant toujours portées disparues une semaine après le début des violents feux, le shérif Robert Giordano s'est montré moyennement optimiste. «J'ai plutôt confiance dans le fait que le chiffre sera plus faible. Je l'espère», a-t-il ajouté. «Je pense que nous allons retrouver certains des disparus dans leur maison brûlée».

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L'état du «Tubbs Fire»

Le seul «Tubbs Fire» – nom donné à l'incendie dans le comté de Sonoma –, encore hors de contrôle vendredi, était maîtrisé à 70% lundi matin. Il a réduit en cendres près de 15 000 hectares et tué au moins 22 personnes. Il se hisse en troisième position des incendies les plus meurtriers de l'histoire de la Californie.

L'«Atlas Fire» est peu peu contenu

Grâce à un affaiblissement du vent, l'«Atlas Fire» était, quant à lui, contenu à 68% lundi matin après avoir brûlé près de 21 000 hectares. Et le «Redwood Fire», qui a fait au moins 8 victimes, était contenu à 50%.

Les incendies fulgurants ont détruit lundi matin plus de 86 000 hectares. Quatorze foyers importants étaient toujours actifs depuis la nuit du 8 au 9 octobre. Il y en a eu jusqu'à 22. Au moins 5700 bâtiments (résidences et commerces) sont partis en fumée.

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Etat de catastrophe naturelle

Le président américain Donald Trump a déploré lundi matin les «terribles pertes humaines» dans les «incendies dévastateurs sans précédent». Il a rappelé avoir émis une déclaration de catastrophe naturelle pour la Californie.

Les «bons progrès» effectués sur plusieurs fronts ont permis de lever des ordres d'évacuation permettant ainsi aux habitants de retourner dans leur quartier – 40 000 personnes restaient évacuées lundi matin, contre 75 000 auparavant – pour souvent ne retrouver qu'un amas de débris.