Boris Johnson a finalement évité la tentation trumpienne. Jeudi matin, alors que le nombre de démissions dans son gouvernement étendu frôlait la soixantaine, il a accepté sa défaite. Le premier ministre britannique, qui s’accrochait désespérément à son siège depuis les deux premières démissions de ministres trente-six heures plus tôt, a fait savoir qu’il allait annoncer son départ. «Même lui ne pouvait pas défier la gravité politique», soupire Andrew Bridgen, député conservateur et fidèle parmi les fidèles.