Jusqu’où s’enfoncera la crise politique du Royaume-Uni? Après sa bérézina parlementaire début septembre, Boris Johnson a essuyé mardi un désaveu cinglant de la Cour suprême britannique. A l’unanimité des onze juges, celle-ci a jugé que la décision du premier ministre britannique de proroger (suspendre) le parlement était illégale. Lui qui avait renvoyé les députés chez eux jusqu’au 14 octobre fait face désormais à une lourde défaite judiciaire. Le parlement va reprendre ses débats dès ce mercredi, à 11h30.

D’une voix ferme, avec une broche en forme d’araignée au revers de son vêtement, Brenda Hale, la présidente de la Cour suprême, a planté en une dizaine de minutes les clous dans le cercueil des arguments du gouvernement, qui affirmait qu’il s’agissait d’une décision politique, sur laquelle les juges n’avaient rien à dire. «La cour a décidé que (la prorogation) était illégale, nulle et sans effet.»