En 1984, le jeune Boris Johnson, déjà échevelé, drôle et très populaire à travers l’Université d’Oxford, décide de se présenter à la présidence d’Oxford Union, le club très sélect des étudiants qui rêvent de faire de la politique – un lieu qui a vu se former de nombreux futurs ministres. «Il a fait une campagne où il était le candidat de droite, conservateur, traditionnel», se rappelle Neil Sherlock, qui l’a battu cette année-là et est depuis devenu conseiller du Parti libéral-démocrate. «L’année suivante, il s’est de nouveau présenté. Cette fois, il était un candidat centriste, socialement libéral, complètement transformé. Il a gagné.»