Depuis ce fatidique 23 juin 2016, quand les Britanniques ont voté pour sortir de l’Union européenne, la famille d’Andrea Moro discute sans cesse du Brexit, comme une obsession. «C’est devenu notre principal sujet de conversation», explique l’Italien, qui s’est installé au Royaume-Uni il y a 11 ans avec sa femme et ses deux filles, aujourd’hui âgées de 16 et 22 ans. Après de longues hésitations, la décision est maintenant prise: la famille va faire ses valises en juin.

Andrea Moro, professeur de finance à l’Université de Cranfield, vivant dans la petite ville de Milton Keynes, a signé un nouveau contrat avec une université en Suède. Les inconvénients sont nombreux: il accepte une baisse de salaire, sa femme doit abandonner son emploi, sa fille aînée reste au Royaume-Uni où elle finit ses études. «Mais l’incertitude devenait insoutenable», explique-t-il.