Europe

Brexit: Theresa May reconnaît le risque de «conséquences» économiques

A Londres, Theresa May appelle les Britanniques à se «rassembler» en vue de la rupture avec l’Union. Peu avant, la Grande-Bretagne a notifié sa décision de quitter l’UE, par la transmission d’une lettre de la première ministre aux instances européennes

La première ministre britannique Theresa May a appelé mercredi les députés et le peuple britannique à se «rassembler» pour obtenir «le meilleur accord possible» avec l’Union européenne après le déclenchement du Brexit, soulignant qu’il n’y avait «pas de retour en arrière possible».

«C’est maintenant le moment pour nous de nous rassembler et de travailler au meilleur accord possible», a-t-elle dit devant le parlement de Westminster, ajoutant que c’était «un moment historique».

Theresa May a admis qu’il y aurait «des conséquences», notamment économiques, pour son pays. Mais «des jours meilleurs» se profilent, a-t-elle ajouté, appelant le pays à rester uni face aux soubresauts qui l’attendent.

La lettre est remise, le Brexit est enclenché

Auparavant, l’ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’UE Tim Barrow a remis mercredi la lettre de notification du Brexit au président du Conseil européen Donald Tusk, déclenchant formellement la procédure de sortie de l’Union.

Voir la lettre dans sa totalité.

Le délicat enjeu des «modalités de retrait»

Cette notification ouvre une période de deux ans de négociations pour fixer les modalités de sortie du pays de l’UE. «Après neuf mois, le Royaume-Uni a tenu son engagement», a réagi sur le réseau social Twitter Donald Tusk, publiant même une photographie de la remise de la lettre dans un second message.

Angela Merkel nuance

Un porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel a tenu à rappeler que le Royaume-Uni reste un partenaire pour l’Europe et l’OTAN. «Nous ne devons pas oublier que le Royaume-Uni reste un partenaire dans l’OTAN et en Europe», a souligné Ulrike Demmer lors d’un point presse quelques minutes après que Londres a enclenché le processus de divorce d’avec l’UE.

François Hollande évoque des «vitesses différentes»

François Hollande, lui, a estimé mercredi que le Brexit «sera douloureux pour les Britanniques», s’exprimant en marge d’un déplacement en Indonésie après la notification officielle par Londres de sa volonté de quitter l’Union européenne. «Je pense que ce sera douloureux pour les Britanniques», a déclaré le président français devant des journalistes, estimant que le Brexit allait «obliger l’Europe à aller de l’avant, sans doute avec des vitesses différentes».

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