Royaume-Uni

Brexit: une première victoire pour Boris Johnson

Les députés britanniques ont adopté en deuxième lecture l’accord de Brexit. Mais la sortie de l’UE le 31 octobre n’est pas garantie

Le président du Conseil européen Donald Tusk a recommandé mardi soir aux dirigeants de l'UE d'accepter un nouveau report de la date de sortie du Royaume-Uni. Une réunion des ambassadeurs des pays membres auprès de l'UE a été planifiée mercredi en fin de matinée pour discuter de cette recommandation, a indiqué l'un des représentants. Mais il n'est pas question de décider mercredi, a-t-il averti. La France s'est, elle, dit prête à accepter un court report «technique» de «quelques jours» du Brexit pour que la procédure parlementaire puisse s'achever à Londres, a annoncé mardi soir la secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes Amélie de Montchalin.

Après d’interminables tergiversations dans un climat délétère, la Chambre des communes a finalement tranché. Mardi soir, dans un vote historique, les députés ont voté en faveur de l’accord de retrait de l’Union européenne négocié la semaine dernière par Boris Johnson. Par 329 voix contre 299, ils ont approuvé en deuxième lecture la loi le ratifiant. La majorité, qui s’annonçait extrêmement serrée, a été bien plus confortable que prévu. Les députés ont cependant rejeté le calendrier particulièrement resserré de seulement trois jours de débat à la Chambre des communes pour faire passer cette loi, proposée par le premier ministre britannique. Un tel traité subit normalement plusieurs mois d’examen en plénum. Les parlementaires ont refusé d’accepter que le processus au parlement soit complètement contourné.

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