Le chacun pour soi l’a-t-il vraiment emporté au sein de l’Union européenne face au Covid-19, malgré l’organisation mardi soir d’une visioconférence inédite entre les chefs d’Etat ou de gouvernement des 27 pays membres qui pourraient tenir à distance leur sommet de Bruxelles des 26 et 27 mars?

Oui, lorsqu’il s’agit des mesures d’urgence visant, en particulier, à s’assurer du bon approvisionnement des systèmes de santé et du contrôle aux frontières. Une renationalisation politiquement logique, puisque la santé ne fait pas partie des compétences communautaires (la Commission européenne intervient en appui). Et un désordre guère surprenant sur le plan médical, vu le manque de moyens du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies créé en 2005 et basé à Stockholm.