Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Lundi, certains reconnaissaient qu’une Italie gouvernée par Matteo Salvini, comme il l’a réclamé, serait une «vraie catastrophe» pour ce pays fondateur, par ailleurs troisième puissance de la zone euro.
© Luca Bruno/AP Photo

Europe

Bruxelles plongée dans l’expectative

Les institutions européennes attendent la suite du séisme électoral italien avec fébrilité et espèrent éviter la catastrophe d’un gouvernement Salvini

Entre inconfort et véritable inquiétude, les institutions européennes analysaient lundi avec fébrilité les résultats des législatives italiennes et se préparaient à un scénario que le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker lui-même avait dit redouter le 22 février, en l’occurrence celui d’une Italie «ingouvernable».

Lire aussi notre éditorial: Italie: la quadrature du cercle

La prudence était plus que de mise à Bruxelles et les réactions extrêmement pesées. La Commission européenne n’a pas voulu se prononcer sur la nature anti-système du message adressé par les Italiens. Elle s’est ainsi contentée de renouveler sa confiance au président italien Sergio Mattarella. Il saura «aider à la formation d’un gouvernement stable», a réagi Margaritis Schinas, le porte-parole grec de la Commission. D’ici là, l’exécutif européen continuera de travailler «étroitement» avec l’actuel premier ministre Paolo Gentiloni.

Un vote de frustration

Pour la Commission comme pour le Parlement européen, ces résultats ne sont pas vraiment une surprise et reflètent un mouvement de montée des partis populistes et europhobes d’extrême droite, tels que la Ligue, à l’œuvre depuis quelque temps dans les pays européens. Une tendance déjà vue avec le Front national français en mai dernier, l’entrée du mouvement d’extrême droite FPÖ en Autriche ou bien la poussée de l’AfD en Allemagne qui a fragilisé la chancelière Angela Merkel.

Lire aussi: Daniel Debomy: «Les Italiens ne sont pas devenus europhobes»

Lundi, certains reconnaissaient qu’une Italie gouvernée par Matteo Salvini, comme il l’a réclamé, serait une «vraie catastrophe» pour ce pays fondateur, par ailleurs troisième puissance de la zone euro. Mais personne ne voulait non plus trop y croire. Pour la relance du couple franco-allemand et les réformes qui peuvent en découler, «cela ne change rien à mon avis», espérait en tout cas un observateur du Parlement européen.

Lire aussi: Italie, la Ligue aux portes du pouvoir

D’ailleurs, plus qu’un vote essentiellement anti-UE exprimé dans les voix de la Ligue et du Mouvement 5 étoiles, c’est plutôt un vote de frustration et un sentiment d’abandon que certains voulaient aussi percevoir, en l’occurrence sur la question de la solidarité en matière migratoire et le refus de la majorité des Etats membres de l’Union européenne de soulager véritablement l’Italie.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo monde

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

Cela faisait 5 ans que le pays adepte des grandes démonstrations de force n'avait plus organisé ses «jeux de masse», où gymnastes et militaires se succèdent pour créer des tableaux vivants devant plus de 150 000 spectacteurs. Pourquoi ce retour?

La Corée du Nord organise le plus grand show du monde. Mais pourquoi?

n/a