Avec un sommet européen a priori de la dernière chance, ces jours sont décisifs pour la Grande-Bretagne dans le cadre du Brexit, même si l’hypothèse d’un report des échéances demeure. Nous consacrons une série d’articles aux enjeux actuels du divorce en matière politique et économique.

Il fallait peut-être un symbole fort pour dénouer l’impossible équation du Brexit britannique d’ici au 31 octobre. Direction donc, mercredi, les usines de l’avionneur européen Airbus à Toulouse. C’est dans ces hangars, symbole d’une Union européenne – Royaume-Uni inclus – capable d’accoucher de réussites industrielles, qu’Emmanuel Macron et Angela Merkel avaient choisi d’ouvrir leur conseil des ministres franco-allemand, entraînant derrière eux leurs gouvernements respectifs. Bien joué. Alors qu’à Bruxelles l’équipe de négociateurs conduite par Michel Barnier repoussait en soirée son «débriefing» des ambassadeurs des Vingt-Sept, le président français et la chancelière allemande ont tour à tour confirmé «croire de plus en plus à un accord». Traduisez, en langage aéronautique: après plusieurs vols d’essai infructueux, le Brexit va peut-être pouvoir enfin décoller lors du sommet européen de jeudi et vendredi dans la capitale belge.

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