Ensevelie sous la neige, Sofia, la capitale bulgare, vit depuis quelques jours un véritable conte de fées politique. Après trois scrutins consécutifs et deux gouvernements par intérim nommés depuis avril dernier, l’issue d’une crise sans précédent dans l’histoire récente du pays s’est enfin profilée lundi. Le parlement a approuvé un gouvernement de coalition qui incarne, de surcroît, les espoirs d’une vie meilleure pour la plupart des habitants de ce pays, le plus pauvre de l’Union européenne. Plus qu’une bonne nouvelle, c’est un «véritable miracle», s’exclame le politologue Evguéni Daïnov, de l’Université nouvelle de Sofia, une opinion largement partagée par la plupart des observateurs dans le pays.