Le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kuleba, est reparti vendredi de Sofia sans réponse à la seule question qui lui importait: la Bulgarie allait-elle fournir des armes à son pays? «Chers Bulgares, la vie n’est pas facile mais vous ne pouvez pas toujours rester au milieu du gué, il faut que vous preniez parti – le parti de la vérité», a-t-il dit la veille de son départ, visiblement abattu. Lors de sa très longue visite – quatre jours –, il a été reçu par le chef de l’Etat et du gouvernement, rencontré son homologue bulgare Teodora Guentchovska et témoigné devant la commission de la défense au parlement. L’occasion de réaliser la «complexité de la situation politique» locale mais aussi le lourd poids du passé dans une Bulgarie russophile, jadis considérée comme la «16e République de l’URSS».