Plus qu’une discussion, une véritable négociation entre les 27 pays membres de l’Union européenne. Après l’adoption mardi d’une première série de sanctions contre la Russie, avec pour cibles principales 27 hommes d’affaires de premier plan et les 351 députés de la Douma ayant approuvé la reconnaissance des républiques séparatistes d’Ukraine, l’entrée en vigueur du second volet de la riposte économique et financière de l’UE constituait, jeudi soir, le menu principal du sommet extraordinaire à Bruxelles. Un sommet convoqué à 20h et assuré de se prolonger tard dans la nuit. Il sera suivi ce vendredi par un sommet en visioconférence des dirigeants des 30 pays membres de l’OTAN, plus ceux de la Suède et de la Finlande, deux pays européens neutres non-membres de l’Alliance atlantique. Avec, au menu, l’autre conflit déclenché par le mouvement des troupes russes: cette guerre économique qui inclut les contrats gaziers passés avec la Russie, le gazoduc Nordstream 2 dont l’Allemagne a suspendu la certification en début de semaine, et l’important volet financier destiné à assécher l’accès de la Russie aux marchés de capitaux occidentaux.