«Encore un peu de chianti?» Et hop, un autre verre rempli à ras bord. On n’en demandait pas tant, mais, ce soir, Idan est euphorique. Après presque un an de fermeture, le restaurant italien dans lequel il travaille comme serveur a rouvert ses portes. L’établissement est plein à craquer d’Israéliens sourire jusqu’aux oreilles et masque dans la poche. Comme si le coronavirus était resté au vestiaire par un tour de magie dont le secret tient en trois mots: certificat de vaccination. Sans ce précieux sésame, pas plus de ripailles au Vivino que de brasses à la piscine ou de nuitées à l’hôtel, à moins de pouvoir prouver avoir guéri du Covid-19.

C’est la règle imposée par le gouvernement israélien depuis la réouverture le 7 mars de nombreux lieux publics. Un programme de test rapide est également lancé cette semaine: il pourrait permettre à tout le monde de circuler librement. C’est que les chiffres de la pandémie n’ont jamais été aussi encourageants: moins de 600 cas graves, un taux de reproduction du virus à 0,7, et 2,1% de tests positifs. Les discothèques pourraient donc rouvrir dimanche et l’obligation de porter un masque en extérieur être bientôt levée.