«Il s’agit d’une mesure qui n’a été utilisée que dans les circonstances les plus graves contre des régimes menant des crimes de guerre ou des génocides, comme en Bosnie et au Rwanda», a ajouté le premier ministre canadien Justin Trudeau.

L’Iran est actuellement traversé par un mouvement de contestation, avec en première ligne les Iraniennes, après le décès en prison de Mahsa Amini arrêtée par la police des mœurs. Au moins 92 personnes ont été tuées depuis le 16 septembre, selon l’ONG Iran Human Rights basée à Oslo, un bilan officiel faisant état d’environ 60 morts parmi lesquels 12 membres des forces de sécurité.

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«Il faut tenir responsable le régime barbare iranien, qui a commis des meurtres et fait régner la terreur», a également déclaré le chef du gouvernement canadien évoquant le «mépris irresponsable pour les droits humains» de Téhéran. «Le régime de l’Iran est répressif, théocratique et misogyne», a renchéri la vice-première ministre Chrystia Freeland.

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Accusations iraniennes

Dans la République islamique, le code vestimentaire strict oblige les femmes à porter notamment le voile islamique. Ces derniers jours, la mobilisation est allée jusqu’à gagner des écolières qui se sont rassemblées et ont retiré leur voile ou crié des slogans hostiles au pouvoir. Téhéran a accusé des forces extérieures d’attiser les protestations, notamment les Etats-Unis, son ennemi juré.

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Fin septembre, le Canada avait imposé des sanctions contre une dizaine de responsables iraniens et d’entités dont la police des mœurs. D’autres pays ont également pris des mesures de rétorsion économique, comme les Etats-Unis.