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L’ancien président de la Catalogne Carles Puigdemont pendant la conférence de presse au cours de laquelle il a annoncé son retour en Belgique le 25 juillet 2018.
© MICHELE TANTUSSI/Getty Images

Catalogne

Carles Puigdemont va retourner en Belgique

L’ancien président de Catalogne Carles Puigdemont, qui ne court plus le risque d’être extradé vers l’Espagne, a annoncé ce mercredi à Berlin qu’il continuerait depuis la Belgique son combat pour l’indépendance de sa région

Quatre mois après son arrestation en Allemagne alors qu’il revenait en voiture de Finlande vers la Belgique, Carles Puigdemont, désormais libre de ses mouvements, a annoncé lors d’une conférence de presse à Berlin qu’il retournerait en Belgique «ce week-end». «Mon activité politique se basera en Belgique, naturellement avec la volonté de poursuivre le mandat du peuple» vers une Catalogne indépendante, a assuré l’ancien président régional.

L’Espagne a retiré le mandat d’arrêt européen lancé contre lui, après que la justice allemande a refusé de l’extrader pour rébellion. Elle n’a pas accepté le chef d’accusation beaucoup moins grave de malversation pour avoir utilisé des fonds publics pour organiser une référendum illégal d’autodétermination.

Lire également: Puigdemont libre comme l’air… sauf en Espagne!

Des membres du gouvernement catalan, aujourd’hui dirigé par son dauphin Quim Torra, et des organisations indépendantistes lui préparent une cérémonie de bienvenue à Waterloo. Il résidait dans cette commune avant son arrestation.

Toujours influent en Catalogne

Sans pouvoir effectif, Carles Puigdemont continue à exercer une forte influence en Catalogne: il a désigné pour lui succéder Quim Torra, un indépendantiste radical qui le considère toujours comme le «président légitime» de la Catalogne. Il conserve aussi de nombreux fidèles dans la majorité séparatiste au parlement catalan.

Lire aussi: Quim Torra, la marionnette de Carles Puigdemont

Le week-end dernier, il est parvenu à renverser la direction de son parti indépendantiste conservateur (PDeCAT), qui s’était montrée plus ouverte au dialogue avec Madrid.

Après une tentative infructueuse de sécession de la Catalogne le 27 octobre, Carles Puigdemont, destitué par le gouvernement central, avait fui l’Espagne et les poursuites judiciaires pour rébellion. Installé à Bruxelles, il prétend dorénavant mettre sur pied un «Conseil de la République», organe officieux de la cause séparatiste, visant à internationaliser sa cause.

«Il faut un regard européen sur la question catalane»

«A Bruxelles, nous devons continuer […] de développer des activités en lien avec ce que le peuple de Catalogne a approuvé le 1er octobre», a déclaré Carles Puigdemont, en référence au référendum d’autodétermination interdit par la justice et marqué par des violences policières.

«Ce n’est plus une affaire espagnole qui peut se résoudre en interne, il faut un regard européen sur la question catalane», a assuré l’ex-président, qui prévoit des déplacements dans d’autres Etats européens.

Carles Puigdemont est libre de ses mouvements depuis le retrait du mandat d’arrêt européen contre lui et cinq autres dirigeants indépendantistes installés en Belgique, en Suisse et en Ecosse. Ils ne peuvent cependant pas se rendre en Espagne, où ils risquent toujours d’être arrêtés. Pour cela, ils devront en théorie attendre vingt ans, délai de prescription des délits dont ils sont accusés.

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