Le 8 mars ayant été proclamé journée mondiale de la lutte des femmes, le sexe dit faible était à l'honneur la semaine dernière. L'Union interparlementaire a publié ses résultats annuels sur la situation des femmes dans la politique. Bonne nouvelle: à l'occasion de la quarantaine d'élections législatives de l'année 2000, la présence des femmes dans les parlements a légèrement augmenté. Mais le pourcentage de femmes parlementaires reste encore inférieur à 15% du total des élus. Les pays nordiques (38,8%) restent toujours les champions de la cause féminine tandis que les pays arabes (3,9%) ferment la marche. Mention spéciale cette année à l'Espagne, qui a élu une femme à la présidence de chacune des chambres des Cortes. La Genevoise Françoise Saudan, présidente du Conseil des Etats, permet à la Suisse de faire bonne figure dans le tableau.

Si la cause des femmes progresse dans les parlements, on ne peut pas en dire autant de la vie courante et des situations de guerre. Selon Amnesty International, près d'une femme sur cinq serait victime de tortures diverses dans le monde. Et le CICR, sous la houlette de son président Jacob Kellenberger, a fait le point sur l'étude qu'il est en train d'achever sur l'impact des conflits armés sur les femmes. Charlotte Lindsey, cheffe du programme, met un point final à un travail de collecte d'informations qui a commencé en 1988 déjà. Il apparaît que les prisonniers et les personnes disparues sont essentiellement des hommes, mais que les femmes paient un très lourd tribut en matière de déplacements forcés et de violence sexuelle et qu'elles supportent l'essentiel des charges de famille des maris au combat, disparus ou emprisonnés.

Branle-bas de combat à la veille de l'ouverture de la session annuelle de la Commission des droits de l'homme. Chaque camp fourbit ses armes. Comme d'habitude, les Etats-Unis essaieront de mettre en accusation Cuba et la Chine. Pékin est particulièrement visé. Mary Robinson, le haut commissaire aux droits de l'homme, a stigmatisé les camps de travail et de rééducation chinois. La section suisse du Falungong mène un intense lobbying auprès des députés et des conseillers municipaux genevois et les Tibétains préparent certainement quelque action d'éclat. Mais les Chinois, qui contribuent pour 12% à la croissance démographique mondiale, pourront toujours rétorquer qu'ils ont fait des progrès majeurs dans l'application d'un droit de l'homme majeur, celui de tout être humain de se nourrir à sa faim. Et cela, sans être un pays riche.

L'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) a trouvé son nouveau patron. C'est un jeune Allemand de 39 ans né au Brésil qui remplacera Maritta Koch-Weser, partie en décembre dernier, à la tête de la plus grande organisation environnementale du monde. Achim Steiner s'installera à Gland au début du printemps. Il avait déjà travaillé pour l'IUCN à Washington avant de devenir secrétaire général de la Commission mondiale pour les barrages basée en Afrique du Sud. Quant à Simon Stuart, le directeur général par intérim, il rejoindra Conservation International à Washington en juillet et travaillera notamment à faire converger les bases de données des deux organisations sur les espèces menacées dans le but de redonner du punch à ce domaine capital de la défense de la nature.