La période des cinquantièmes anniversaires des grandes agences onusiennes n'est pas tout à fait close. Cette année, c'est au tour de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Créée en 1951 dans le but de réinstaller les réfugiés et les migrants d'Europe, cette agence relativement modeste a vu sa mission s'élargir à toute la planète. On en reparlera le 27 novembre prochain, lors de la commémoration officielle.

Deux autres commémorations encore. L'Institut universitaire des hautes études internationales (HEI) a rendu un hommage appuyé et mérité à l'un de ses ténors, le professeur George Abi-Saab, parti à la retraite à la fin de l'année dernière. Pendant deux jours, un colloque sur la justice sociale et le droit international en présence d'un célèbre compatriote, Boutros Boutros-Ghali, s'est tenu en l'honneur du professeur égyptien.

Du 23 octobre au 8 novembre prochain, c'est le célèbre Henry Dunant qui sera à la fête. La raison? le centième anniversaire de l'attribution du premier Prix Nobel de la paix au fondateur de la Croix-Rouge, qui a eu lieu le 10 décembre 1901. Sous l'égide de l'association «Genève: un lieu pour la paix», d'importantes manifestations sont prévues dans le but de rappeler tous ceux qui, pendant deux siècles, ont œuvré en faveur de «l'esprit de Genève», du comte Jean-Jacques de Sellon à l'ancien chancelier genevois Elie Ducommun, Prix Nobel de la paix 1902. C'était au temps où l'on ne se battait pas encore pour décrocher ce Nobel prestigieux…

Depuis le 1er mars, Louise Doswald Beck dirige la Commission internationale des juristes. Cheffe de la division juridique du CICR, cette Anglo-Suissesse de 49 ans a succédé au Sénégalais Adama Dieng. Après dix ans de bons et loyaux services, Adama Dieng avait quitté l'an passé cette importante ONG établie à Genève depuis 1952 pour devenir greffier du Tribunal pénal international pour le Rwanda, à Arusha.

En voyage au Bangladesh, Kofi Annan a déploré avec vigueur les effets dévastateurs des changements climatiques pour ce pays. Le secrétaire général des Nations unies s'investit beaucoup pour relancer la diplomatie multilatérale, en s'appuyant notamment sur les négociations sur l'environnement et les changements climatiques, dont on a publié les principaux résultats la semaine dernière. De son côté, Vladimir Petrovsky, le directeur de l'ONU à Genève, a célébré l'esprit de Locarno à l'occasion d'une exposition sur le célèbre traité qui avait suivi la fin de la Première Guerre mondiale. Une occasion d'insister sur l'importance de la médiation, de l'arbitrage, des rencontres multilatérales pour assurer la sécurité collective et assurer la paix entre les nations. Un système qui s'est écroulé dans les années 1930, a-t-il rappelé. Et qui bat à nouveau fortement de l'aile depuis la disparition du bloc soviétique en 1991…