Le comité intergouvernemental des Nations unies sur les changements climatiques, qui rassemble 100 pays, met les bouchées doubles. Fin janvier, un premier groupe montrait à Shanghai que le réchauffement était clairement dû aux activités humaines. La semaine dernière à Genève, un deuxième groupe dressait le catalogue des catastrophes qui nous attendent si rien n'est entrepris pour lutter contre l'emballement du thermomètre planétaire: hausse des températures de 1,4 à 5,8 degrés d'ici à 2100, montée du niveau des océans de 9 à 88 cm, «stress hydrique» pour 5 milliards de personnes dès 2025, disparition des glaciers et de terres arables, inondations, famines… Heureusement, en mars à Accra, puis en septembre prochain, deux autres groupes vont publier les mesures à prendre pour ralentir ce funeste processus. Et peut-être enfin inciter les Américains, qui bloquent les négociations sur la réduction des gaz à effets de serre, à se montrer plus coopératifs.

Les jeunes deviennent la cible privilégiée des annonceurs, a relevé la directrice de l'OMS en citant une étude qui montrait qu'une augmentation de la pub télévisée de cinq minutes par jour faisait monter la consommation d'alcool de cinq grammes par jour… Consolation, les jeunes filles sont trois fois moins touchées que les garçons et il est désormais avéré que la consommation globale d'alcool n'a pas d'effets négatifs pour le cœur. Mais pour le reste…

Un verre ça va, mais trois pilules, bonjour les dégâts! Le Bureau international de contrôle des narcotiques (INCB) à Vienne vient de publier un rapport inquiétant sur la consommation excessive de médicaments, en particulier chez les petits enfants. Aux Etats-Unis, la consommation de médicaments psychoactifs chez les moins de 6 ans ne cesse d'augmenter. Et l'Occident devient accro aux substances psychotropes pour lutter contre l'obésité, le stress, l'insomnie, l'anxiété ou l'hyperactivité. Concernant les narcotiques et autres drogues dures, ce même rapport rappelle que la production d'opium reste une grande spécialité afghane; qu'on assiste à un dumping sur le prix des drogues dans les pays de l'ex-URSS et à un accroissement de l'offre d'héroïne afin de conquérir ces nouveaux marchés; qu'en Europe, la Bosnie-Herzégovine est devenue un centre privilégié de trafic tandis que l'Albanie reste toujours le principal producteur de cannabis et le seul pays qui n'ait jamais adhéré à un traité international de lutte contre le trafic de drogue.

Signalons encore l'initiative du Comité suisse d'entraide pour le tremblement de terre en Inde, créé à l'initiative de la pianiste Christiane Gugger et du Centre védantique de Genève pour aider les victimes du Gujarat. Plusieurs personnalités, dont l'ancien chef de la sécurité de l'aéroport, le colonel Jean-François Duchosal, ont prêté leur concours. Le Comité tenait des stands devant plusieurs centres Migros et Coop samedi dernier afin de récolter du matériel pour les sans-abri.

Se représentera? Se représentera pas? Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU arrive au terme de son premier mandat à la fin de cette année. A New York, les haruspices onusiens scrutent les entrailles de l'organisation pour deviner l'avenir. Des changements récents dans le cabinet du SG militent tantôt en faveur, tantôt au détriment d'un retrait. Une manière pour Kofi Annan, dont l'habileté manœuvrière n'est plus à prouver, de ménager le suspense. Et d'attendre des signaux clairs de George W. Bush.