New York ou Genève? Les diplomates suisses ont eu fort à faire pour sauvegarder le principe de l'alternance entre New York et Genève pour les sessions plénières du Conseil économique et social. C'était au tour de Genève d'accueillir la prochaine réunion de cette importante institution des Nations unies, qui réunit les représentants de 54 Etats et coordonne toutes les activités des organisations économiques et sociales qui constituent la famille onusienne. Mais l'Assemblée générale en a décidé autrement pour 2005, par souci de synergie avec le groupe de travail sur les nouvelles technologies de l'information, installé à New York, et qui doit mettre les bouchées doubles suite à la deuxième phase du Sommet mondial sur la société de l'information, qui aura lieu l'an prochain à Tunis. Résultat: il a fallu batailler ferme pour que l'Ecosoc revînt à Genève en 2006 et en 2007, et, après Telecom, éviter à nouveau une grosse perte pour la Genève internationale.

En attendant, l'Office des Nations unies à Genève se met à la page. Lundi dernier, son directeur général, Sergei Ordzhonikidze, a inauguré le nouveau site de l'ONUG. Ce n'est pas encore tout à fait du Walt Disney ou du Hitchcock, mais c'est lisible. Et c'est même mieux que cela: la navigation a été simplifiée, le calendrier des manifestations à venir tenu à jour et le moteur de recherche plutôt efficace. Pour vérifier, tapez www.unog.ch. A noter aussi que, durant la même semaine, les institutions humanitaires des Nations unies et le Comité permanent inter-agences ont lancé un site internet sur un système d'alertes rapides sur l'humanitaire. Un consortium d'organisations gouvernementales et non gouvernementales internationales, parmi lesquelles le PAM, l'Unicef, le HCR, la FAO, l'OMS et le CICR, fourniront au site internet les dernières informations sur la situation humanitaire.

Qui a bien pu mettre un micro dans le Salon français des Nations unies à Genève? Impossible d'échapper à la question qui est sur toutes les lèvres au Palais depuis les révélations de la Télévision romande jeudi dernier. Et de ne pas entendre les méchantes langues qui demandent: pourquoi? En insinuant qu'il s'y dit si peu de choses importantes que les espions ont dû se tromper d'endroit…

Mais qui sait? C'était peut-être pour espionner ceux qui s'inquiètent de la perte d'influence des Nations unies et des déséquilibres internationaux croissants. Bien des voix déplorent la perte de substance des instances onusiennes en matière de développement et de lutte contre la pauvreté au profit de la Banque mondiale et autres organismes de financement internationaux. Lesquels, sous prétexte de détenir les cordons de la bourse, sont fortement tentés de fixer les normes au détriment des agences compétentes. C'est le cas avec les programmes de soutien à l'éducation, dont l'Unesco se fait déposséder peu à peu. Idem pour la Cnuced et le PNUD en matière de développement. Que dirait-on si la Banque nationale se mettait à définir les programmes scolaires…

A l'occasion de la Journée mondiale des droits humains le 10 décembre, l'ancien champion du football français et capitaine de l'équipe genevoise Christian Karembeu est venu animer une séance d'entraînement de l'équipe féminine de l'OMS et des jeunes du FC Grand-Saconnex. L'OMS et la FIFA avaient en effet joint leurs efforts pour promouvoir une bande dessinée destinée à attirer l'attention des jeunes sur le sida. Une bonne action qui mérite récompense dès 2005, espérons-le…