Depuis une semaine, la rumeur est insistante. Caroline Kennedy, la fille du président assassiné John F. Kennedy, serait la favorite pour occuper le poste d’ambassadrice des Etats-Unis au Japon et remplacer l’actuel ambassadeur John Roos. A 55 ans, celle qui apporta un soutien symboliquement fort à Barack Obama quand ce dernier se battait pour l’investiture démocrate face à Hillary Clinton et qui coprésida sa campagne de réélection à la Maison-Blanche l’an dernier marcherait ainsi sur les pas de son grand-père, Joseph Kennedy, qui fut ambassadeur des Etats-Unis à Londres entre 1938 et 1940.

Avocate, auteure de dix livres, dont le dernier vient de sortir, Caroline Kennedy est également présidente de la fondation chargée de gérer la Bibliothèque John F. Kennedy. Elle préside également le comité consultatif de l’Institute of Politics à la Harvard Kennedy School of Government.

Si son nom est déjà apparu dans les médias voici quelque temps, certains commentateurs à Washington se sont demandé si elle avait les compétences requises pour un poste qui risque d’être très exposé. Le Japon est en pleine reconstruction après la catastrophe de Fukushima. Mais il est surtout de plus en plus inquiet de l’attitude de la Chine et de la Corée du Nord, au point que certains voient déjà Tokyo s’affranchir de sa politique pacifiste de l’après-guerre. Le Japon est par ailleurs un maillon essentiel dans le redéploiement stratégique des Etats-Unis dans l’espace Asie-Pacifique.