Deux heures de discussion mais pas d’issue en perspective. L’échange que les dirigeants européens ont eu jeudi soir à Bruxelles avec leur homologue polonais, le premier ministre Mateusz Morawiecki, sur la récente décision du Tribunal constitutionnel polonais n’avait certes pas vocation à provoquer chez lui une soudaine volte-face. Mais il aurait pu servir à le convaincre de réfléchir aux implications politiques d’un arrêt remettant en cause des articles essentiels des traités européens et la primauté du droit communautaire. De même, il aurait pu l’inviter à accepter une réflexion sur le bien-fondé des réformes de la justice menées par le PiS, le parti au pouvoir depuis 2015 à Varsovie.