Le gouvernement catalan a annoncé mardi le maintien d’un vote symbolique qu’il entend organiser le 9 novembre sur l’indépendance de cette région d’Espagne, en dépit du blocage de la consultation par la justice. Le tribunal constitutionnel, saisi par le gouvernement espagnol, a en effet interdit quelques heures plus tôt mardi un vote symbolique sur l’indépendance de la Catalogne que cette région, en conflit ouvert avec Madrid, entend organiser dimanche 9 novembre, a annoncé une porte-parole de cette instance.

■ L’interdiction de la votation. Cette décision a été rendue en fin de matinée après un vote à l’unanimité qui «suspend» les actes administratifs en vue de l’organisation de cette consultation sans se prononcer sur le fond c’est-à-dire sur sa légitimité, a-t-on précisé de même source.

La consultation sur l’indépendance était censée remplacer un référendum déjà suspendu par le même tribunal le 29 septembre.

Le président catalan, le nationaliste conservateur Artur Mas, avait décidé d’organiser ce vote symbolique supervisé par des bénévoles, sans recensement électoral et sans commission électorale, en espérant faire un coup politique pour démontrer que les Catalans sont de plus en plus nombreux à vouloir faire sécession.

Dans un premier temps objet de moquerie de la part de Madrid, la consultation a finalement été jugée anti-constitutionnelle par l’exécutif espagnol qui a saisi le Tribunal constitutionnel, estimant qu’elle offre «encore moins de garanties démocratiques» que la première.

Madrid estime qu’il s’agit d’un référendum qui ne dit pas son nom, un type de consultation qui ne peut être organisé que par l’Etat espagnol, assurant par ailleurs que seuls l’ensemble des Espagnols peuvent se prononcer sur l’avenir de la Nation.

Le tribunal a cinq mois pour se prononcer sur le fond.

■ L’interdiction de l’interdiction. Mais le gouvernement catalan a annoncé mardi le maintien d’un vote symbolique qu’il entend organiser le 9 novembre sur l’indépendance de cette région d’Espagne, en dépit du blocage de la consultation par la justice.

De plus, le porte-parole de l’exécutif de la région Francesc Homs a annoncé «la saisine du Tribunal suprême» pour dénoncer l’»atteinte au droit de participation, à la liberté d’expression et à la liberté d’opinion» par le gouvernement.