Les séparatistes catalans vont-ils conserver le pouvoir régional ou devront-ils laisser leur place à une coalition favorable au maintien de cette turbulente région dans le giron espagnol? C’est la question essentielle qui sera posée ce dimanche aux quelque 7,5 millions de Catalans, alors même que la pandémie a fait des ravages, en particulier dans l’hôtellerie, un des secteurs sur lesquels s’appuyait jusqu’ici l’économie locale.

Depuis 2012, les nationalistes aux commandes de la Generalitat (le siège de l’exécutif régional, à Barcelone) ont opéré un virage souverainiste radical, allant jusqu’à organiser – sans l’autorisation du pouvoir central – un référendum d’autodétermination en octobre 2017. Dans la foulée, les choses se sont tendues au point que neuf dirigeants sécessionnistes ont été incarcérés pour «malversation» et «sédition», écopant de peines allant jusqu’à 13 années de réclusion. L’ancien président régional Carles Puigdemont s’est réfugié en Belgique pour fuir la justice espagnole, et Madrid a pendant plusieurs mois imposé sa tutelle sur une région disposant de très larges prérogatives.