Quelque chose serait-il en passe de se débloquer en Catalogne, région prise de léthargie tant sur le plan politique, social qu’économique? Le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez a tenté de le faire lundi dans le prestigieux opéra barcelonais, le Liceu, en annonçant que neuf dirigeants sécessionnistes seraient graciés mardi.

Ces neuf personnes, qui ont déjà purgé trois ans et demi de prison, avaient été condamnées à des peines entre neuf et 13 ans de prison pour «malversation» et «sédition» après avoir organisé un référendum d’autodétermination jugé illégal en octobre 2017. «C’est un geste politique dont la vocation est de renforcer l’entente entre tous les Espagnols. Nous ne voulons pas oublier, mais adresser une marque de respect et d’affection», a déclaré Pedro Sanchez malgré les récriminations de l’opposition de droite. L’ancien président catalan Carles Puigdemont, qui a fui la justice espagnole pour se réfugier en Belgique, n’est toutefois pas concerné par cette grâce.