Cela s’appelle garder l’offensive. Après être rentré dimanche à Moscou en sachant qu’une arrestation était probable, Alexeï Navalny avait encore un coup en réserve. Il se présente sous la forme de l’une de ces enquêtes sur la corruption de l’élite russe que sa fondation diffuse régulièrement sur internet. Sauf que celle-ci touche à un personnage qui, jusqu’ici, n’avait pas fait l’objet d’un volet à part entière: Vladimir Poutine. Et plus particulièrement son «palais» au bord de la mer Noire, d’une valeur estimée à 1,37 milliard de dollars (1,22 milliard de francs). La mise en ligne du document mardi – avec plus de 25 millions de vues en 24 heures – précède les manifestations auxquelles l’opposant appelle ce samedi.